mission ananas partie 2

Une semaine de travail

Maintenant que les pieds d’ananas étaient arrivés au champ, il fallait les mettre en terre, c’était l’objectif de la semaine Ananas que j’ai passé au champ du 26 au 30 juin.
Lundi, il m’est difficile de partir rapidement du centre, le directeur me demande d’attendre pour que je puisse récupérer les dernières choses nécessaires au champ. Nous (brice l’assistant d’Augustin, miriame une jeune du centre, et moi), arrivons en fin d’après midi sur le terrain et cela nous permet seulement de nous installer, de prendre nos quartiers dans la maison du champ.

Le travail commence réellement le mardi matin à 8h30, après le petit déjeuner nous nous rendons sur la parcelle, il va nous falloir défricher cette parcelle avant de pouvoir la cultiver.
C’est là le travail du jour, il faut défricher 500m², (28 *19 mètres), deux à la machette et deux qui sortent les plantes coupées du champ. Le travail avance correctement et nous pouvons sortir du champ vers 14h30, la parcelle est défrichée, il reste un peu à nettoyer mais ça attendra demain. La première journée de travail s’achève ici, car Augustin doit gérer d’autres problèmes dans l’après midi.

Le mercredi matin, retour au champ, pour labourer les billons dans lesquels seront plantés les ananas, à la corde nous traçons les 28 billons avant de les labourer à la houe. Ce travail est long et fastidieux, quand tout est labouré, retourné, on creuse bien les billons pour pouvoir déposer les pieds d’ananas dedans. Il faut que le sillon soit profond de 30 cm, pendant que certains finissent de creuser, je commence à habiller les ananas, oui on dit habiller alors qu’il s’agit d’enlever les vieilles racines séchées et les feuilles du bas pour laisser apparaître le début des nouvelles racines celles qui permettront à la plante de s’ancrer au sol facilement et rapidement. 1600 pieds cela demande une sacré dose de travail, heureusement le jeudi on est rejoint par les encadreurs du centre qui mettent la main à la pâte pour habiller les ananas, vers 15h le jeudi au moment du départ du véhicule pour baham, les pieds sont tous habillés, et ceux qui restent commencent à disposer les pieds dans les sillons, qui sont refermés par Augustin et Brice, en mesurant l’écart de 30 cm entre chaque pied. Pour les déposeurs, c’est une belle difficulté de poser les 63 pieds par sillon de façon régulière. On a donc des fous rires quand il y’a un espace de 4 mètres à la fin du sillon sans ananas ou quand il nous en reste 10 et qu’on est arrivé au bout du billon. Petit à petit les sillons se referment en billon et la nuit nous oblige à stopper le travail après un quart des billons fermés et la moitié des pieds sont déposés. Le vendredi après une courte nuit (nous avons fêté l’anniversaire d’Augustin) et la dégustation d’un rat, nous finissons le dépôt des pieds et la fermeture des billons, sur les coups de midi, le travail est terminé nous pouvons aller au restaurant pour manger le serpent et rentrer au centre, ma semaine au champ se termine comme ça.

Retour épique

Pour le retour Augustin prend sa moto pour nous ramener (miriame et moi) vers Bafoussam, afin que je rentre à Baham et préparer mon départ.
Nous partons à 3 sur la moto, avec nos sacs pour une semaine, et en route la pluie nous rencontre jusqu’à nous obliger à nous arrêter sous une véranda, nous rentrerons dans la maison quand la famille propriétaire rentrera du champ chassés par la pluie, nous passons deux heures à attendre que la pluie se calme et que nous puissions repartir, mais la route (enfin le chemin, la piste quoi) ayant souffert de la pluie, elle est glissante, et la moto a un pneu lisse à l’arrière, donc ça glisse beaucoup. Plusieurs fois on descend pour qu’Augustin puisse passer les obstacles, et on marche à pied dans la boue. Deux fois la moto glisse et nous envoie au tapis, mais sans gravité. Nous traversons des routes où l’eau atteint 5 centimètres et nous arrivons enfin à l’ancien pont, un pont où il faut choisir le bon côté pour traverser, celui ou les planches et les branches tiennent le coup, de l’autre côté les branches n’atteignent pas le bout du pont, et les planches sont branlantes.

Puis nous prenons le taxi dans lequel le chauffeur met deux enormes mamas à côté de moi, heureusement que miriame est fine sinon c’est l’étouffement assuré, plus leurs sacs dans le coffre et sur le toit, ainsi nous arrivons à bafoussam puis je rentre à Baham, fin de la mission Ananas.

La prochaine partie sera la récolte, et la transformation pour l’envoyer en France (jus, confiture, séchage), avis aux amateurs.

Toutes les photos ici

3 Commentaires

  1. Rat et serpent… hummm…
    Très belles photos pour un gros gros boulot !

  2. « lu »

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