slam à baham

Slam à baham

Y’en a qui posent des slams

pour la ville de Panam’

moi ma grande dame

s’apelle Baham

il y a huit mois c’était

un point sur une carte

au milieu de l’été

ça semblait pas de la tarte

Un dimanche de novembre

j’ai posé mes valises

dans un espèce de centre

avec peu de valides

J’ai été accueilli comme volontaire

mais je ne peux plus me taire

je suis devenu un frère

et ça je peux dire que j’en suis fier

handicaps disparus

humanité apparue

rencontre fraternelle

souvenirs éternels

Les premiers jours

quand tout est nouveau

il est perdu le Jo

dans tous les parcours

le temps de comprendre

comment ça se passe

déjà le mois de décembre

qui laisse sa place

Noël au Camer

Loin de ma mère

c’est pas le premier

mais je suis dépaysé

retour à l’essentiel

pas de superficiel

quand on fête comme ça Noël

ça me plaît et m’interpelle

Retour à Mbokue

je reprend la classe

et je vais avoir beau crié

il va falloir que ça se fasse

Une nouvelle Prise de rôle

Des moments très drôles

Educateur pour certains

quel malheur au dodo et à demain

Vous m’avez permis d’être moi

de me prendre parfois pour le roi

j’espère vous avoir donner l’espoir

que demain sera un jour moins noir

Au champ j’ai galéré

le haricot j’ai tapé

le manioc je l’ai pelé

et la machette utilisée

La houe

m’a rendu fou

et grâce à tout ces outils

mes mains sont endurcies

Vous êtes devenus mes frères

mes sœurs

vous avez un énorme cœur

soyez fiers

j’ai aimé déranger la cuisine

sentir que j’étais pas à l’usine

j’ai aimé nos discussions sérieuses

et voir des évolutions merveilleuses

j’ai aimé faire les devoirs

j’ai pas aimé les faire dans le noir

j’ai aimé entendre merci

pourquoi tu es si gentil

j’ai aimé me sentir utile

et passer des moments futiles

j’ai aimé danser sur bébi casse

la honte ne tue pas sinon je trépasse

j’ai aimé faire le clown

me déguiser en madame

j’ai aimé traversé le noun

même si j’ai toujours pas vu l’hippopotame

j’ai aimé partager un œuf

et me faire servir de riz

j’ai aimé quand y’avait du bœuf

des avocats, et du coki

j’ai aimé apprendre les plats typiques

et manger pleins de trucs qui piquent

j’ai souffert du piment

mais j’ai bissé bien trop souvent

j’ai aimé partir découvrir

j’ai aimé choisir des histoires

pour s’endormir

un peu plus tôt chaque soir

j’ai aimé les mangues

déjà elle me manquent

j’ai aimé les fruits

qui avait le bon goût du mûri

j’ai aimé les bonjours

qu’on souhaite toujours

les « olila », « am ga ka »

et les autres mots de patois

j’ai goûté la 33, la bostel

la kadji, la castel

mais pour les bières

vous êtes loin derrière

j’ai surtout aimé voir votre envie

d’échanger, d’être reconnu

je suis tellement heureux de vous avoir connu

et qu’on reste en contact pour la vie

j’ai aimé le soutien des grands

j’ai pas trop aimé me facher

quand vous étiez insolents

j’ai parfois eu envie de dire va ch…. ‘

(non pas ici y’a des enfants)

Aujourd’ui c’est mon départ

mais ce n’est qu’un au revoir

je suis et reste votre frère

vous avez une place dans mes prières

Continuez à grandir

agrandissez vos connaissances

connaissez le prix de l’effort

efforcez vous de vivre ensemble

je vais conclure

il ne faut pas que ça dure,

ici, je me suis fait plein d’amis

et je suis prêt à vous inviter dans mon pays

je voulais écrire un slam pour Baham

mais il s’est arrêté à Bokue

dans un centre pour handicapés

un lieu avec une vraie grandeur d’âme

1 Commentaire

  1. Wow excellent

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